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Résumé :
- Une retraite programmée vers 50 ans pour préserver sa motivation et son plaisir de jouer
- Focus exclusif sur les tournois majeurs et la Ryder Cup dans ses dernières années de compétition
- Un calendrier 2024-25 encore dense avec le Tour européen jusqu’en décembre
- Une réflexion mûrie après son Grand Chelem historique réalisé au Masters en avril 2024
Rory McIlroy a lâché cette bombe lors de sa conférence de presse d’avant-tournoi au BMW PGA Championship de Wentworth. Tout sourire après sa magnifique victoire à l’Amgen Irish Open face au Suédois Joakim Lagergren, le golfeur de 36 ans a réaffirmé sa position tranchée sur l’avenir de sa carrière.
Cette sortie intervient à un moment charnière pour McIlroy, qui plane au sommet du golf mondial depuis ses débuts professionnels en 2007. Son approche détonne avec celle de nombreux golfeurs qui s’accrochent bien au-delà de 50 ans, à l’image de Phil Mickelson (54 ans) ou Bernhard Langer (67 ans) encore redoutables sur le circuit.
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Pourquoi Rory McIlroy programme sa retraite à 50 ans
« Je ne veux pas me battre jusqu’à 50 ans. Je jouerai les tournois majeurs et je passerai un bon moment, quand j’en aurai fini, ce sera terminé », a lâché le Nord-Irlandais sans détour. Cette philosophie reflète une évolution des mentalités dans le sport professionnel moderne, où la qualité de vie prime désormais sur l’acharnement à tout prix.
McIlroy assume ce choix par sa volonté de jouer uniquement « quand j’en ai envie » et dans « les endroits que j’aime« . Cette approche sélective lui permettrait de maintenir un niveau d’exigence élevé sans subir la pression constante des circuits. Le golfeur mise sur une fin de carrière sereine, centrée sur les compétitions qui l’animent encore.
Sa position financière confortable, avec des gains en carrière dépassant les 80 millions de dollars, lui offre cette liberté de choix que tous les professionnels n’ont pas. D’ailleurs, n’est-ce pas là le luxe ultime pour un champion ?
Les compétitions qui garderont sa flamme intacte
McIlroy a tracé ses lignes rouges avec une clarté chirurgicale :
« Je veux participer aux tournois majeurs et à la Ryder Cup. »
Ces événements représentent l’ADN du golf de haut niveau et conservent leur pouvoir magnétique intact pour le champion.
Les quatre rendez-vous majeurs annuels constituent historiquement le Graal des meilleurs golfeurs mondiaux :
| Tournoi majeur | Période | Lieu 2025 |
| Masters Tournament | Avril | Augusta National |
| PGA Championship | Mai | Quail Hollow |
| US Open | Juin | Oakmont Country Club |
| Open britannique | Juillet | Royal Portrush |
Pour McIlroy, détenteur du Grand Chelem depuis avril 2024, ces rendez-vous gardent leur saveur particulière. La Ryder Cup, compétition par équipes entre l’Europe et les États-Unis, représente également un enjeu émotionnel fort. McIlroy y a participé à six reprises depuis 2010, contribuant à quatre victoires européennes. La prochaine édition se déroulera du 26 au 28 septembre à Bethpage, aux États-Unis.
Un planning 2024-25 encore soutenu malgré ses déclarations
Paradoxe frappant : le calendrier immédiat de McIlroy reste particulièrement nourri. Le golfeur s’est engagé à boucler la saison 2024-25 du DP World Tour avec plusieurs étapes majeures.
Après le BMW PGA Championship où il évoluera aux côtés de Shane Lowry et Jon Rahm, McIlroy enchaînera avec le DP World India Championship du 16 au 19 octobre, doté de 4 millions de dollars de prize money. Les play-offs du Tour européen à Abu Dhabi et Dubaï (6-16 novembre) constituent ensuite les derniers grands rendez-vous de l’année.
L’Open d’Australie au Royal Melbourne en décembre marquera sa transition vers la saison 2025-26. « Pour l’instant, je ne vais pas me contenter du minimum, précise McIlroy. Je vais évidemment faire mon possible pour conserver mon statut sur différents circuits. »
L’effet Grand Chelem : quand la pression retombe
La réalisation du Grand Chelem au Masters d’Augusta en avril 2024 a bouleversé la vision de McIlroy sur sa carrière. Devenu le sixième golfeur de l’histoire à remporter les quatre tournois majeurs, il a touché le Graal de son sport à 35 ans.
Cet accomplissement ultime a libéré une pression énorme et redéfini ses priorités. Il confie avec un recul saisissant :
« La retraite n’est pas à l’ordre du jour actuellement, mais je suis certainement plus proche de ce point maintenant que je ne l’étais en 2007 »
Cette perspective temporelle lui permet d’envisager sereinement la suite, sans l’obsession de records à battre ou de titres manquants. Le Grand Chelem a comblé le vide de son palmarès et lui offre une liberté mentale inédite. Quand on a tout gagné, pourquoi s’acharner ?
L’onde de choc sur le golf professionnel mondial
La position de McIlroy pourrait bien faire des émules parmi d’autres champions dans leurs choix de carrière. À une époque où la longévité sportive s’allonge grâce aux progrès médicaux et à la science de l’entraînement, son approche fait figure d’exception.
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Cette philosophie questionne le modèle économique du golf professionnel, traditionnellement basé sur la présence des stars lors du maximum de tournois. Les organisateurs devront s’adapter à des joueurs plus sélectifs dans leurs engagements futurs. L’exemple de McIlroy pourrait également encourager une nouvelle génération de golfeurs à repenser l’équilibre vie privée-carrière professionnelle. Fini l’époque où l’on s’usait jusqu’à la corde ? Cette tendance privilégiant la qualité à la quantité dans les engagements pourrait bien redessiner le paysage du golf mondial.

